L'Association
Le Fil d'Ariane
U.A.D. Aix-en-Provence
U.A.D. Pertuis
Centre et U.D.M. Salon-de-Provence
Séjour en Provence
Inscription
 
 
L’ATMIR établit et met en œuvre un programme de gestion des risques suivi par un groupe de travail pluri professionnel appelé “Cellule de la Qualité, des Vigilances et de Gestion des Risques”.
 
 
Qu’entend-on par Risque, comment le caractérise-t-on et comment est-il pris en compte dans le fonctionnement quotidien de l’association ? Nous nous efforcerons de répondre à ces questions dans cet article en deux parties (la seconde partie sera au sommaire de la prochaine édition du fil d’Ariane).

1ère partie : Notion de risque - les différents risques encourus en établissement de soin.

I. Définition de la notion de risque : La société française exige un niveau de sécurité vis-à-vis du système de soin de plus en plus élevé. Le risque iatrogène (c’est-à-dire lié aux soins), dont la survenue fut longtemps assimilée à une complication acceptée au nom de la fatalité, est de moins en moins tolérée.
C’est la raison pour laquelle les pouvoirs publics se sont engagés à garantir la place centrale du patient dans l’institution de soin, sa sécurité et sa défense.
Progressivement, les programmes de gestion des risques, au départ centrés sur certaines activités médicales telles que l’obstétrique et l’anesthésie, ont été appliqués à l’ensemble des spécialités dont l’épuration extrarénale.
 
Comme les établissements de soin ne peuvent assurer l’innocuité totale des soins qu’ils délivrent, il leur revient autant que possible de gérer les risques auxquels les patients sont exposés : l’objectif essentiel est de réduire la fréquence et la gravité des sinistres.
Le concept de risque : Le dictionnaire Larousse définit le risque comme “un danger, un inconvénient plus ou moins probable auquel on est exposé”.
Appliqué au domaine de la santé, le concept de risque apparait beaucoup plus subjectif. En effet, en fonction du métier exercé dans l’établissement, sa perception en est différente :
Par exemple, pour un directeur, le risque s’apparente plutôt au risque juridique tandis que pour une infirmière, il s’agit des dangers pour le patient ou des risques liés aux conditions de travail (lombalgie, accident d’exposition au sang…)
La notion d’acceptabilité du risque est peu corrélée à son intensité. Les accidents de la route ou domestiques font beaucoup plus de victimes que les catastrophes aériennes ou nucléaires, et pourtant, ces dernières sont moins bien acceptées par la population.
La perception diffère selon la prise volontaire ou non du risque, si celui-ci est connu ou non…
La caractérisation du risque se fait en fonction des enjeux définis par l’établissement : c’est ainsi qu’un établissement qui privilégie la protection et la pérennité de son entité va opter pour les critères d’image de marque, contentieux et financiers. Un autre qui privilégie la prévention des risques pour les personnes, va choisir
 
les critères de qualité et de sécurité des personnes.
Retenons par conséquent la définition suivante du risque : “le risque est tout évènement susceptible de causer un dommage”.
Pourtant, deux points importants doivent être rappelés :
- le risque zéro n’existe pas, et le risque fait partie de la vie,
- la prise de risque est nécessaire à la performance.
II. Les différents risques encourus :
- Les risques connus : De nombreux risques ont été identifiés, évalués et ont donné lieu à une règlementation florissante dans le cadre de la sécurité sanitaire (sécurité d’utilisation des produits et vigilance ; gestion du risque infectieux ; sécurité des activités de soins ; sécurité des personnes et des locaux ; sécurité alimentaire ; sécurité des fluides (air, eau, gaz) ; gestion des déchets)
- Les risques potentiels : Les risques en établissement de santé sont en majorité “contexte-dépendants” et donc peu ou mal connus. La catégorisation encore appelée “cartographie”  des risques est un reflet de l’établissement à l’instant T.
Ce “diagnostic des risques”  évolue constamment en fonction des changements des techniques, des organisations, des métiers et des patients eux-mêmes.
C’est un outil qui permet d’effectuer une certaine typologie des risques et des niveaux d’actions correctives à mettre en place.
La cartographie des risques est élaborée par la Cellule de la Qualité, des Vigilances et de Gestion des Risques. Il s’agit d’un recensement des situations dangereuses propres à l’ATMIR, ces risques sont hiérarchisés et un plan d’actions correctives est décidé en priorité pour les risques résiduels inacceptables.
Le prochain article portera sur la démarche globale de gestion des risques dans l’établissement.
Christophe Dizès,
Qualiticien
 
  Télécharger le journal au format .pdf
         
   
  ATMIR Aix-en-Provence - Parc d'Ariane - bâtiment D - 11, Bd de la Grande Thumine - 13090 Aix-en-Provence
Service Administratif : Tél. : 04 42 95 27 18 - Fax : 04 42 95 27 20
   
  Accueil | l'Association | U.A.D. Aix-en-Provence | U.A.D. Pertuis | Centre et U.D.M. Salon-de-Provence | Séjours | Inscription