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Par ailleurs les effets secondaires sévères dus au vaccin ou àl’adjuvant sont tout à fait exceptionnels, inférieurs à 1 sur 1 million de doses pour le vaccin contre la grippe et même non réellement prouvés (sauf une fois où on a suspecté un adjuvant de provoquer des syndromes de Guillain – Barré à un taux de 1 pour 100 000 doses). Cet adjuvant suspect a été supprimé. L’adjuvant actuel (squalène dérivé du cholestérol, présent dans l’huile d’olive) a été utilisé dans plus de 20 millions de doses vaccinales sans qu’on ait rapporté d’effet secondaire.

Ainsi une personne en bonne santé (soit sans pathologie particulière connue) a un risque de 1 sur 20 000 de mourir de la grippe et un risque de 1 sur 1 million d’avoir un effet secondaire grave suspecté lié à la vaccination. Le risque de décès lié à la grippe est 50 fois plus important que celui de faire une complication liée au vaccin.

Les vaccins disponibles en France, essentiellement :
- PANDEMRIX GSK : cultivé sur œuf avec adjuvant (50 millions de doses).
  - PANENZA Sanofi Pasteur : cultivé sur œuf sans adjuvant (28 millions de doses).
- FOCETRIA Novartis Vaccines : cultivé sur œuf avec adjuvant (16 millions de doses).

4 - Evolution de l’épidémie

Actuellement il semble que nous ayons passé le pic de l’épidémie. La grippe s’est avérée très contagieuse mais peu virulente alors que l’on semblait s’attendre à une gravité proche de celle des pandémies de grippe A (H1N1) de 1918 (grippe dite “espagnole”) qui comporta 3 vagues, les 2 dernières plus sévères ; de 1957 (grippe asiatique) qui comporta 2 vagues, ou celle de 1968 qui débuta en Chine l’été 1968 et dont le pic épidémique en France fut en décembre 1969.

Pour l’instant les mutations du virus n’ont pas augmenté sa virulence et s’il n’y a pas d’autre vague épidémique la pandémie actuelle devrait s’éteindre avant l’arrivée du printemps. N’oublions pas toutefois que plusieurs vagues se sont produites dans les autres pandémies.
 
5 - Pourquoi 94 millions de doses ?

La vaccination a un but double :
- d’une part protéger l’individu (vacciné) en lui permettant de développer des anticorps contre la maladie infectieuse.
- d’autre part protéger la population non vaccinée en diminuant les réservoirs de germes ce qui empêche les virus de circuler et entraîne la disparition de l’épidémie.

Pour obtenir une bonne couverture vaccinale il faut au moins 2/3 de la population vaccinée (pour certains entre 66 % et 75 % de la population).

Au début de la campagne vaccinale en septembre-octobre 2009 d’après les données scientifiques les experts pensaient qu’il faudrait 2 injections pour obtenir une immunité correcte, d’où la nécessité de commander environ 90 millions de doses de vaccins pour la population française. Par la suite les dosages d’anticorps effectués chez les sujets vaccinés ont révélé que la protection était suffisante après une seule dose vaccinale.
       
Marie-Christine Bimar
Médecin hygiéniste
 

Le fil d’Ariane numéro 3

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