Le
CLIN c’est quoi ?
Tout d’abord un
peu d’histoire… Dans
les civilisations anciennes
il y avait des principes
d’hygiène
très avancés :
l’isolement, la
destruction des souillures,
l’absence de manipulation
des plaies avec les mains.
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En
Grèce cinq siècles
avant notre ère,
Hippocrate dit “tout
d’abord ne pas nuire” (le
principe repris par les
romain : primum non nocere),
c’est à dire
ne pas aggraver les malades
en voulant les soigner.
Sous l’empire romain
il y avait, notamment pour
les militaires, des établissements
de soins réputés
pour leur architecture
et l’aération
des bâtiments.
Au
Moyen-Âge on
observe un recul de ces
pratiques cultuelles et culturelles, les hôpitaux sont
sales, l’hygiène absente ; ainsi au 14ème
siècle la seule mesure efficace contre les maladies infectieuses
est la quarantaine en particulier vis à vis de “la
peste”.
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| Des
progrès relatifs
apparaissent par la suite
mais les hôpitaux
sont surpeuplés
avec 6 à 8 patients
par lit. |
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Au
18ème siècle on prône l’asepsie,
des notions d’isolement
et de désinfection
des hôpitaux
appa-raissent.
Puis c’est
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la
1ère vaccination
(contre la variole en 1796).
Au 19ème siècle on
peut véritablement dire
qu’il y a la naissance
de “l’hygiène
hospitalière”.
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En
effet Ignaz Semmelweis,
obstétricien autrichien,
démontre en 1847
que les fièvres
puerpérales ou fièvres
des accouchées sont
transmises par les mains
des soignants lors des
soins, c’est ce que
l’on appellera la
transmission manuportée
des germes. Dès
ce moment il impose le “lavage” ou
antisepsie des mains.
Mais c’est surtout le siècle de Louis Pasteur (chimiste
et physicien français) qui par ses travaux sur la fermentation
(1861) stimula le développement de la théorie microbienne
des maladies contagieuses.
Il fut le père de “l’asepsie” (de sepsis
= putréfaction), et envisagea un environnement “sans
microbes”; ses recherches le conduisirent à la découverte
de plusieurs microorganismes dont le staphylocoque. Il prononça
un discours à l’Académie des sciences en 1878
dans lequel il mettait déjà en évidence toutes
les causes des infections “hospitalières” ainsi
que les principales mesures préventives.
Enfin il travailla avec d’autres chercheurs français
sur la vaccination et devint célèbre sur ce sujet
lorsqu’il pratiqua la vaccination contre la rage sur un petit
berger Alsacien en 1885.
A peu près à la même époque en 1867
Joseph Lister, chirurgien écossais, utilisa l’acide
phénique sur les plaies des opérés après
avoir lu les
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travaux
de Pasteur sur la putréfaction
et prôna “l’antisepsie
chirurgicale” de
la peau et du matériel ;
cette mesure permit effectivement
de détruire les
microbes présents
lors de l’intervention
et diminua ainsi l’infection
et la mortalité post
opératoire.
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Au
début du 20ème
siècle il
y a beaucoup d’insalubrité responsable
de tuberculose et de
septicémies. On
isole les services en
construisant des hôpitaux
pavillonnaires :
les “maternités” sont
séparées
de la chirurgie, les “enfants
malades” sont à part.
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Enfin
au milieu du 20ème
siècle les
progrès sont
réels avec
l’apparition
de la médecine
moderne.
On assiste en effet
au développement
des
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vaccinations, à l’utilisation
des antiseptiques, aux
mesures générales
d’asepsie ainsi qu’à la
stérilisation des
instruments. Puis c’est
la découverte des
antibiotiques (pénicilline
et streptomycine).
Malheureusement ces progrès thérapeutiques extraordinaires
vis-à-vis des maladies infectieuses vont entraîner
l’oubli de la prévention et de l’hygiène.
Et le CLIN c’est quoi ? c’est le Comité de
Lutte contre les Infections Nosocomiales, et nous le verrons au
prochain numéro… Dr
Marie-Christine BIMAR
Médecin Hygiéniste
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